Tory'sCapitals = Champ Fleury 1529

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Thèodore de Bèze, de Vézelay en Bourgogne (1519-1605)

His family originated from 'Bèze' (Burgundy) and lived in Vézelay. The young Théodore got Melchior Wolmar as a tutor and studied law at the university of Orléans. Before his conversion (?) to calvinism he was one of the rising stars in the world of neolatinists (1544-1548). In his first poetic publication (around the age of 30, of course) he also joins the club of sophisticated Marot-adorators. As Bourbon, Macrin and others before him, he wrote an epigram in praise of Marot’s poetic craftmanship.

[for readers, who understand Dutch: The same can be read, plus more about his Iuvenilia and the Psalms]

Iuvenilia, 1548: Ad Cl. Marotum

It refers to Marot’s rondeau Au temps passé, Apelles, Painctre sage...

Ad Cl. Marotum

Tam doctè Venerem divinus pinxit Apelles
   Illi ut credatur visa fuisse Venus.
At tantam sapiunt Venerem tua scripta, Marote,
   Ut tibi credatur cognita tota Venus.

translation: John Weever, also 16th Century

Apelles did so paint faire Venus Queene,
That most supposde he had faire Venus seene,
But thy bald rimes of Venus savour so,
That I dare sweare thou dost all Venus know

 

This is Marot's original:

Au temps passé, Apelles, Painctre sage,
Feit seullement de Venus le visage
Par fiction, mais (pour plus hault attaindre)
Ton Pere a faict de Venus (sans rien faindre)
Entierement la face & le corsage.

Car il est Painctre & tu es son ouvrage,
Mieulx resemblant Venus de forme & d'aage
Que le Tableau qu'Apelles voulut paindre
Au temps passé.
Vray est qu'il feit si belle son ymage
Qu'elle eschauffoit en Amour maint courage;
Mais celle là que ton Pere a sceu taindre
I mect le feu & a dequoy l'estaindre.
L'aultre n'eut pas ung si gros advantage
Au temps passé
 

This is the real 'original', popular in the 16th century, because often included in anthologies:

(Paris saw me naked, as did Anchises, Adonis too; I know only of these three. So how did Praxiteles see me?

See: Andrew W. Taylor, "Between Surrey and Marot: Nicolas Bourbon and the Artful Translation of the Epigram", Translation and Literature 15.1 (2006) 1-20)

Converting to (or at least moving towards) protestantism, De Bèze started to write poetry in French (a play: Abraham sacrifiant, partly a medieval mystery play and partly a Greek tragedy) and began – in the liminary text – a debate about the real object (subject?) of poetry, attacking the frivolous poetry of the emerging Pléiade (not of course: because he did not like it, but because he was attracted to it: if he had stayed in France he might have become one of them). He tried to convince his colleagues that the better French poetry was a sober French poetry, confining the ‘learnedness and allegories’ to the Latin poems among friends. He saw in Marot’s translations (of Ovid and of course mainly the Psalter) an example of what he meant and he tried to continue in that line, also providing it with the necessary ‘scientific’ (literary-philosophical) basis, even with a vision on orthography (He propagated a modern orthography, fashionable in Geneva (Jean Girard) - like Marot, if we link the orthographical tract published together with Marguerite's Le Miroir and Marot's French prayers & Psalm 6 to Marot - but rejected Meigret’s.

De Bèze wrote some very nice lines about Marot as a poet (less sympathetic when his morals are concerned, see below Icones). He really must have admired his poetic skills The most humorous reference to Marot is his reply when he himself was under attack on behalf of his Psalm poems by Guillaume Guéroult. This poet had published Psalm versifications as well and - in collaboration with his uncle Guillaume Du Bosc - he intended to publish some more of his own together with Marot’s, a project frustrated by the City Council, advised by Calvin and De Bèze.

Guéroult wrote malignantly:  

Qui de Marot et de Besze les vers

Voudra choisir, pour les meilleurs eslire,

Tout bien compris de long et de travers,

Dire pourra en les escoutant lire,

Ceux de Marot, c'est d'Amphion la lyre,

Ou du dieu Pan le flageol gracieux:

Mais ceux de Besze, un françois vicieux,

Rude, fascheux, et contrainct à merveilles.

Donne à Marot le laurier glorieux.

A Besze quoy ? De Midas les aureilles.

 Nicely put but a fatal underestimation of the polemic (poetic) power of Théodore de Bèze:

Response de Th. De Besze a l’anse envieux 

Un certain esprit de travers

Trouve mes vers rudes et verds,

Fascheux et contraincts à merveilles,

Donnant le laurier précieux

A Marot doux et gracieux

A moy de Midas les aureilles.

Asne envieux, j'ay bien appris

De donner à Marot le prix,

Mais quant est des aureilles miennes,

Pour les changer, il n'est besoin

De cercher un Midas si loin,

Ne sais-tu pas où sont les tiennes ?

 

The Pléiade and Bèze.

Ronsard had expressed some feelings of ‘rapprochement’ towards the cause/case of the Reformed in the period just before the outbreak of the first civil war (1560-63). In 1559 he even publicly regretted that De Bèze had been bannished only ‘pour une opinion’.

 A Louis des Masures

Masures, tu m'as vu, bien que la France à l'heure

Encor ne m'enrôlait entre les bons esprits,

Et sans barbe et barbu j'ai relu tes écrits,

Qui engardent qu'Enée en la France ne meure

Ah! que je suis marri qu'encore ne demeure

En France ce troupeau divinement appris,

Qui sous le Roi François pour emporter le prix

Chantait à qui mieux mieux d'une Muse meilleure.

Pour une opinion de Bèze est délogé,

Tu as par faux rapport durement voyagé,

Et Peletier le docte a vagué comme Ulysse.

Phoebus, tu ne vaux rien, et vous ne valez rien,

Muses, jouet à fols! puisqu'on votre service

Vos servants n'ont reçu que du mal pour du bien.

This Louis des Masures was also a friend of Bèze. In 1550 Théodore (in Lausanne) had even suggested to Calvin to split the immense job of translating the 101 remaining Psalms between him and De Masures. Calvin rejected. He did not trust the loyalty of Des Masures to the cause of the Reformation, of Bèze alone he was sure. It remains telling however, that the Vingt Pseaulmes, published by Des Masures in 1557 in Lyon there is only one 'double' with Bèze's Psalms (Ps. 16, the first non-Marot Psalm).

However, a rupture between Bèze and the poets of the Pléiade became inevitable as the religious opposition hardened. The friendly ‘discussion’, or the ‘debate’ on content ('pour une opinion') escalated in the 1560s. Pléiade and protestants poets engaged in an guerre de plume, a war of pamphlets. Things got extreme: It was either-or. At the time of the first military activity Ronsard published his Discours à la royne (“Discours des miseres de ce temps à la Royne mere du Roy”)  harshly attacking the protestants. When poets attack him, he is full of dédain, because they are minor poets, rimeurs, with only one exception: Théodore de Bèze: The former ‘companion’ is the only protestant poet to be taken seriously, as Geisendorf writes in his biography “parce que ce gentilhomme vendômois a trouvé dans ce gentilhomme nivernais un adversaire à sa taille” (p. 230). – although I am not sure if there is not more irony in the eloge of 'the great soldier (from) Bèze' than is generally understood. For inventory: the 'Villemadon Letter' (ca. 1560) is quite clear in the rejection of Ronsard c.s. by the Protestants. 

Réponse aux pamphlets  

Quoi! tu jappes, mâtin, afin de m'effrayer,

Qui n'osais ni gronder, ni mordre, n'aboyer,

Sans parole, sans voix, sans poumons, sans haleine,

Quand ce grand Duc vivait, ce Laurier de Lorraine,

Qu'en violant le droit et divin et humain

Tu as assassiné d'une traîtreuse main,

Et maintenant, enflé par la mort d'un tel homme,

Tu médis de mon nom que la France renomme;

Aboyant ma vertu et faisant du bragard,

Pour te mettre en honneur tu te prends à Ronsard.

Ainsi trop sottement la puissance liquide

De ce fleuve écorné combattit contre Alcide;

Ainsi contre les rocs les fleuves inconstants,

Ainsi contre le ciel se prirent les Titans,

Ainsi le chêne sec se prend contre la scie,

Ainsi à mon bon sens se happe ta folie...

Or je te laisse en paix, car je ne veux descendre

En propos contre toi, ni moins les armes prendre:

Tu es faible pour moi, si je veux escrimer

Du bâton qui me fait par l'Europe estimer.

Mais si ce grand guerrier et grand soldat de Bèze

Se présente au combat, mon coeur sautera d'aise;

D'un si fort ennemi je serai glorieux,

Et Dieu sait qui des deux sera victorieux.

Hardi je planterai mes pas dessus l'arène,

Je raidirai les bras soufflant à grosse haleine,

Et pressant et tournant, suant et haletant,

Du matin jusqu'au soir je l'irai combattant,

Sans délier des mains ni cestes, ni courraies,

Que tous deux ne soyons enivrés de nos plaies.

J'ai de quoi me défendre et de quoi l'irriter,

S'il lui plaît sur l'arène en armes se planter:

Je sais que peut la langue et Latine et Grégeoise,

Je suis maître joueur de la Muse Françoise;

Vienne quand il voudra, il me verra sans peur,

Dur comme un fer tranchant qui s'affine au labeur,

Vif, ardent et gaillard, sans trembler sous l'audace

D'un vanteur qui par autre au combat me menace.

C'est lui seul que je veux aux champs escarmoucher;

Je lui serai le taon qui le fera moucher

Furieux par mes vers, comme en une prairie

On voit un grand taureau agité de furie,

Qui court et par rochers, par bois et par étangs,

Quand le taon importun lui tourmente les flancs.

 

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